(LA)HORDE - To Da Bone

Quel impact les nouvelles technologies ont sur la danse ? Quel rôle jouent alors les réseaux sociaux ? Comment le processus d’enregistrement et la diffusion sur Youtube influent-t-ils sur le mouvement (cadrage, …) ?

C’est à partir de ces questions que le collectif (La)Horde s’est intéressé à une danse qu’il qualifie de « post-internet » : le jumpstyle. Cette pratique issue du hardstyle (un sous-genre de la techno hardcore), basée sur des jeux de jambes, est très énergique, rythmée et pratiquée chez soi, avant d’être diffusée sur le web via des plateformes de vidéos en ligne. En bon autodidacte, on se filme dans sa chambre, on poste son enregistrement sur Internet, et enfin on se rencontre. Après un travail de casting débuté sur les réseaux sociaux, (LA)HORDE a sélectionné une dizaine de danseurs amateurs de Pologne, de France, d’Ukraine, du Québec, d’Allemagne ou de Hongrie, qui ont publié des vidéos de démonstration sur Youtube. Le collectif a souhaité faire de cette pratique en solo ou en petit comité, dansée dans sa chambre ou la rue, une véritable pièce de groupe présentée au plateau.

Plus qu’une simple démonstration, l’art du jumpstyle témoigne d’une jeunesse qui s’émancipe via les réseaux sociaux et gomme les frontières. Marine Brutti en dit d’ailleurs : « Le Net a permis à ces danses des modalités de circulation, d’apprentissage et d’appropriation totalement émancipées de l’institution ». On peut lire dans cette pièce la révolte d’une jeunesse que le collectif évoque ainsi : « Aujourd’hui, il est très compliqué de se révolter. Il y a eu de nombreux élans, mais finalement on est la génération un peu déçue, un peu déchue. On voit par exemple ce qui s’est passé avec Nuit debout à Paris. Le système français a complètement esquivé cette question-là et a fait comme si ce n’était jamais arrivé. On a vu aussi les grosses révolutions en Pologne, en Ukraine, où toute la population s’est soulevée pour faire sens, et comment tout ce travail a été anéanti et oublié. En Espagne, en Grèce, en Italie, la même chose. Il y a des forces de soulèvement, mais aussi une espèce de fatigue profonde, comme si la révolution avait failli arriver et puis que, finalement, rien n’avait changé ».

Durée : 60 minutes

Informations

Genre Danse contemporaine
Mot(s) clé(s)
  • Corps
  • Engagement
  • Réseaux sociaux
Public à partir de 12 ans
Adresse 1 rue de Bourgogne
67100 Strasbourg
Accessibilité Non
Date Le 21 février 2018 à 20:30
Tarif individuel 3,00 €

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